Elle assure depuis novembre 2020 les rôles d’accompagnement entrepreneurial, de formation et d’animation coopérative à l’AlterBative. Diplômée d’un master droit et développement de l’économie sociale et solidaire, Sara a développé ses compétences dans le milieu associatif et le secteur culturel. Nous sommes heureux de l’accueillir dans notre équipe et de vous la présenter.

Bonjour Sara, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

J’ai un parcours atypique, qui ne me destinait pas à travailler dans le secteur du bâtiment.

J’ai suivi un DUT Gestion des entreprises et des administrations par goût pour l’organisation d’événements. Puis j’ai poursuivi mes études en gestion d’entreprises culturelles suite à un stage au Confort Moderne de Poitiers. J’ai beaucoup apprécié le milieu des musiques actuelles et le fait d’organiser des concerts. Mais cette licence pro ne m’a pas apporté ce que je recherchais. J’ai souhaité arrêter mes études mais une rencontre a chamboulé mes plans.

Partageant les valeurs et les principes de l’économie sociale et solidaire (ESS) sans le savoir, on m’a conseillé de poursuivre mes études au sein du master ESS de la faculté de droit de Poitiers.

Ces années de master ont été riches en rencontres et en apprentissage.  Elles m’ont également permis d’accéder au grand réseau ESS de la région Nouvelle-Aquitaine.

En parallèle, je suis bénévole ici et là dans des associations culturelles.

Le bénévolat c’est bien mais ça ne m’aide pas à manger tous les jours. Je me concentre alors sur la recherche d’un emploi dans l’ESS en tant que chargée de projet territorial. En complément je réalise des missions d’intérim dans le secteur de l’assurance et de la comptabilité.

À force de persévérance et de réseautage, mon CV se retrouve à l’Alterbative qui me contacte.

Qu’est ce qui t’a conduit à proposer ta candidature ?

Dans les faits, je n’ai pas postulé à l’Alterbative, j’ai plutôt saisi une opportunité. J’ai postulé sur le poste de chargé d’accompagnement au sein de la cousine de l’alterbative, la CAE Aceascop. Faute d’un téléphone opérationnel sur la période de recrutement, je n’ai jamais reçu la confirmation que j’étais sélectionné à un entretien. Ensuite, j’ai vu la même offre chez Scopadom, je me suis dis “j’y vais, j’ai tout à y gagner” en sachant que les équipes support d’Aceascop et de Scopadom sont mutualisées. S’ensuit alors deux entretiens qui se soldent par un refus.

À ce moment-là, j’étais sur le point de remettre en question entièrement mon parcours, mes compétences et mes souhaits professionnels. Mais lueur d’espoir quand je consulte un mail du directeur de l’Alterbative qui souhaite me rencontrer et qui a entendu parlé de moi via Aceascop. Vous pouvez deviner la suite : entretien, échange téléphonique puis signature du contrat 🙂

Quelles sont tes missions au sein de la coopérative ?

Je suis chargée de développement et d’accompagnement entrepreneurial. C’est un poste qui s’articule autour de deux grandes missions :

  • Je m’occupe du rayonnement de l’Alterbative sur le territoire de l’ancienne région Poitou-Charentes. 
  • Dans un second temps, j’apporte conseil aux entrepreneurs de la coopérative. Je les accompagne sur les questions commerciales (comment développer mon activité ? Quelle zone géographique dois-je cibler, etc.), sur des questions relationnelles (Comment réagir lors d’un conflit ? Mes outils de communication sont-ils pertinents ?) ou bien sur ce qu’est une coopérative, les spécificités d’une CAE bâtiment, et la formation professionnelle. L’idée est de répondre à leurs besoins qu’ils soient individuels ou collectifs.

Quelles sont selon toi, les qualités requises pour ce poste ?

C’est un poste qui nécessite du pragmatisme et de l’empathie pour répondre à la diversité des interlocuteurs et des situations. J’imagine qu’il requiert également une bonne capacité à prendre du recul pour aborder sereinement l’ampleur de la tâche.

Connaissais-tu le statut d’entrepreneur-salarié avant de rejoindre l’AlterBative ?

J’en avais entendu parler pendant l’intervention du directeur d’Aceascop dans mon Master. Mais je ne connaissais pas le statut en détail. L’ESS est immense et présente beaucoup de particularités.

Quels sont pour toi les enjeux, les défis que doit relever l’AlterBative à court et moyen terme ?

J’en identifie deux. D’abord un défi en interne : celui d’appréhender la gouvernance partagée de la coopérative. J’ai expérimenté la sociocratie dans une association. C’est une dimension qui m’est familière. Travail et prise de décision collective résonnent dans mes expériences. Pour une personne qui n’a pas un parcours dans la gestion de structures, c’est peut-être un aspect plus délicat de la vie de l’entreprise.

Par ailleurs, notre coopérative doit relever un défi en externe : celui de promouvoir le bâtiment durable. L’Alterbative est dédiée aux métiers du bâtiment, de l’éco-construction et de l’éco-rénovation. Face aux enjeux climatiques, sanitaires, environnementaux, sociaux, il est urgent que le bâtiment durable prenne de l’ampleur. Une prise de conscience sociétale est vitale maintenant !

Selon toi quelles sont les raisons qui devraient convaincre un artisan de rejoindre l’AlterBative ?

Je pense qu’il y a une multitude de bonnes raisons pour rejoindre l’Alterbative quand on est artisan. Parmi elles, tous nos entrepreneurs partagent l’envie d’être autonome mais pas solitaire, l’envie de se former constamment et surtout le désir de participer activement au monde de demain.